Accueil | Contact | LIBRAIRIE  





Anxiété / anxiété généralisée

I. APERCU
Definition
  

Tentative de précision  
Anxiété généralisée et DSM IV
  

Les problèmes de l'anxiété et de son approche

Bref recadrage
Anxiété et cognitions

Anxiété et comportements

Le processus

Anxiété en trois dimensions


II. DIMENSION PSYCHO-CORPORELLE

Recherche d'un état naturel

L'individu anxieux veut changer
Schéma corporel et monde des sensations

Le sujet anxieux est un sujet tendu

Importance de la découverte respiratoire

Le dialogue tonique

Tensions instinctives, émotionnelles et intellectuelles

Apports des techniques psycho-corporelles
 


III. DIMENSION COGNITIVE

Intolérance à l'incertitude

Dimension cognitive de l'anxiété

1) Schémas et inconscient

2) Processus et distorsions

IV. DIMENSION COMPORTEMENTALE
1) Inhibition

2) Evitement

3) Hyperactivité

4) Vérification


V. CONSCIENCE DE SOI

1ère rencontre : dimension psycho-corporelle
  

2ème rencontre : dimension émotionnelle


Bibliographie et liens

Par l'auteur de cet article :

Gérer le stress - 1 CD ou téléchargement immédiat Dans cette séance sont proposées des techniques approfondies et très efficaces d'hypnose ericksonienne, de sophrologie, de relaxation et de programmation neuro-linguistique utilisées dans le cadre de la gestion du stress. Développés par l'auteur, spécialiste des troubles anxieux, ces outils développent toutes les compétences nécessaires : relâchement physique, récupération, détente mentale, gestion du stress, travail comportemental...    En savoir plus



Se libérer des obsessions et compulsions - Coffret d'auto-traitement 6 CD Ce coffret de 6 CDs regroupe de nombreuses ressources de sophrologie, relaxation, thérapie cognitive et comportementale, hypnose ericksonienne et programmation neuro-linguistique consacrées au traitement des obsessions ou du trouble obsessionnel compulsif. Près de 8 heures d'enregistrement réalisées par Jérôme Boutillier, spécialiste des troubles anxieux.  De nombreux composants des troubles obsessionnels sont abordés :  traitement des peurs, traitement de la compulsion, traitement de l'anxiété, remise en cause du perfectionnisme, désensibilisation aux manifestations anxieuses, développement de la confiance en soi, traitement des manifestations dépressives, remise en cause de la pensée anxieuse, des croyances, gestion du stress, régénération, développement de la force intérieure.  Ce coffret est accompagné d'un descriptif pour vous guider dans votre démarche.  Un outil complet et puissant de remise en cause des obsessions et compulsions. En savoir plus



Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.  En savoir plus
Formation Thérapie breve des troubles anxieux
Formation destinée aux professionnels de la relation d'aide : comprendre et remettre en cause efficacement les différents troubles anxieux avec les outils de la thérapie brève.

Jérôme Boutillier, thérapeute et coach
- Enseignant à l'INCTB, responsable des formations Praticien thérapies brèves et Thérapie brèves des troubles anxieux.
- Auteur de Se libérer de l'angoisse




I. APERCU

Définition    

Etat affectif caractérisé par un sentiment d’insécurité, de trouble diffus. (Larousse psychologie).   
  
   

Haut de page

Tentative de précision    

Le trouble anxieux est difficilement définissable. La définition de "peur sans objet" tient difficilement la route face aux phénomènes tels que l'anxiété liée à des situations bien précises, ou le trac.   
On peut également se demander s'il est utile de trouver une définition.   

Quelques facteurs communs :   
- Anticipation anxieuse : inquiétudes portées sur l'avenir (appréhension et préoccupation)   
- Malaise et tension intérieure, incapacité à se détendre.   
- Les idées angoissantes vont et viennent (à la différence de la névrose obsessionnelle).   
- Sensation d’un événement négatif imminent.   
- Etat d’hypervigilance.   
- Tristesse ou agressivité (fuite ou lutte)   
- Irritabilité, impatience, intolérance   
- Agitation, tension nerveuse et musculaire   
- Troubles du sommeil   
- L’anxiété aiguë entraîne quelques inhibitions (diminution ou arrêt d'une fonction)   

w Dysfonctionnements cognitifs (pensées, représentation mentales),   
w Altération du raisonnement, du jugement et donc des performances.   
w Troubles psychomoteurs (maladresse, capacités de réaction amoindrie, voire anihilées).
Haut de page


Anxiété généralisée et DSMIV    

L'anxiété aigue a été définie et caractérisée comme un trouble anxieux : l'anxiété généralisée.   

Les critères DSM IV de l’anxiété généralisée :   

1. Au moins un souci durant un mois, un jour sur deux.   
2. Préoccupation difficile à contrôler, voire incontrôlable.   
3. Au moins trois symptômes parmi :   

- Agitation, surexcitation   
- Fatigabilité   
- Trouble de concentration   
- Irritabilité   
- Tension musculaire   
- Troubles du sommeil
4. Souci non limité (comme dans le trouble panique, la phobie sociale…)   
5. Souffrance, altération sociale, professionnelle significative   
6. Le trouble n’est pas consécutif à un abus de substance, une affection médicale ou un trouble de l’humeur ou psychotique.   

L’anxiété généralisée concerne 4,5% de la population   

Seulement 10% des sujets consultent des spécialistes.   

 

Haut de page
   
   

Les problèmes de l’anxiété et de son approche     

- Trouble sémantique : l’anxiété est un terme flou. Il n’a pas ou peu de connotations médicales ou pathologiques.   

- L’anxiété est tout d’abord perçue par l’individu et son entourage comme un trait de personnalité. « Tu es anxieux », dit-on, confondant tendance acquise et mouvante avec une caractéristique figée et naturelle. Ainsi, on est (ou l’on naît) hypersensible mais on devient anxieux.   

- L’anxiété apparaît en général dès l’adolescence, mais il se passe en général de nombreuses années avant que des consultations soient envisagées.   

- Les manifestations somatiques qui accompagnent généralement l’anxiété ne sont pas «spectaculaires ».   
Elles sont constantes : on s’habitue, les troubles deviennent une "seconde nature". "C'est comme ça".   
Elles sont modérées : ne poussent donc pas à une démarche thérapeutique sortant de l’ordinaire.   

   

Haut de page


Bref recadrage    

L'anxiété n'est pas naturelle. Il s'agit d'un apprentissage. Un apprentissage peut se remettre en cause.   

L'anxiété n'est pas un état, immobile et définitif. L'anxiété est fluctuante : elle laisse des moments de répit.   

L'hypersensibilité qui génère un terrain favorable à l'anxiété est un atout si on la considère de manière globale (attention) et non du seul point de vue (focalisation) du travers qu'est l'anxiété.   

Tout est donc possible.   

Haut de page

Anxiété et cognitions    

Croyances irrationnelles :   

- L’anxiété est un fait : « je suis comme ça ». Le sujet accepte son anxiété et la vit comme quelque chose d’immuable. Un autre comportement ne peut donc pas être envisagé.   

- L’anticipation anxieuse permet la résolution du problème : illusion de contrôle   
Penser à un événement en termes négatifs et non réalistes ne permet en aucun cas de faciliter cet événement ou d’avoir le recul nécessaire pour exprimer toute ses compétences. Le conditionnement négatif influe sur la résolution du problème voire la condamne. Stress et anxiété désolidarisent l’individu de ses ressources.   

- L’anticipation anxieuse permet de ne pas être déçu en cas d’échec : illusion de maîtrise du futur.   
Penser le pire ne permet en aucun cas de l’éviter ou de l’atténuer.  Par conbtre, le contenu anxiogène de la situation est renforcé.   

Haut de page

Anxiété et comportements    

Réponses inadaptées face à une situation problème :   

Inhibition de l’action : blocage (psychologique ou physiologique) face, à la situation. « Je ne m’en sens pas capable »   

Evitement : « je fais tout pour ne pas me retrouver dans cette situation »   

Vérifications et rituels : « je me rassure en vérifiant, vérifiant, vérifiant… » La vérification devient un rituel, s’enrobe et se nourrit de croyances diverses.   

Actions inefficaces : «je m’agite en espérant que tout va rentrer dans l’ordre ».   

Ces conduites sont jugées dysfonctionnelles, car même si, dans un premier temps elle apportent parfois un mieux-être, à moyen et long terme elles augmentent la valeur anxiogène de la situation. Pendant qu’on s’agite, qu’on ne fait rien, qu’on évite ou qu’on vérifie indéfiniment, on ne développe pas les compétences nécessaires à l’adaptation à la situation problème.   

Haut de page

Le processus    


Haut de page


   
   
   

Anxiété en trois dimensions    

Le processus précédement décrit fait ressortir schématiquement un phénomène anxieux tri-partite :  
 

- Dimension psycho-corporelle   
- Dimension cognitive   
- Dimension comportementale   

Ces trois dimensions constituent la colonne vertébrale d'une approche psychothérapeutique.   

 
Haut de page

II. DIMENSION PSYCHO-CORPORELLE
   
   

Recherche d'un état naturel    
La relaxation n’est pas une activité ramollissante de salon. « Relaxer » a la même origine étymologique que «libérer » (on emploie d’ailleurs le terme « relaxer », pour un prisonnier qu’on libère).   

La relaxation est un état naturel, bien éloigné il est vrai des conditionnements sociaux et autres présupposés (quand on veut on peut, garder le contrôler, sauver les apparences, en travaillant on y arrive, tiens-toi droit   
rentre ton ventre…).   

Haut de page

L’individu anxieux veut changer    

Tout changement est issu d’un apprentissage. Tout apprentissage et sa réussite sont conditionnés par la capacité de l’individu à  lâcher-prise : capacité du sujet à se dégager de son problème, des idées préconçues, conditionnements sociaux, présupposés, déterminismes sociaux et familiaux, traumatismes, … Si l'on considère l'anxiété comme une tendance acquise, la relaxation est un outil privilégié : se donner les moyens de quitter schémas cognitifs et comportementaux dysfonctionnels pour mieux pouvoir les remettre en cause, envisager alternatives et apprentissages jusque là impossibles.  
 


La relaxation génère un espace d’apprentissage, de changement, d’expression dont l’ouverture, bien que relative, permet un nouveau terrain d’expression et de développement.   

   
   
   

 
Haut de page

Schéma corporel et monde des sensations    

Toute difficulté psychologique naît d’une dysharmonie du sujet :   
- par rapport à lui-même   
- par rapport à son entourage   
- par rapport au monde   
Le premier support du sujet est le corps. Toute dysharmonie passe par une représentation limitante, déformée   
ou quasiment absente du corps. Le schéma corporel  en tant que réalité vécue, principe cher à la Sophrologie   
est un outil appréciable, accompagné d’idées « vittoziennes » (rééducation psychosensorielle).   

La reconnaissance du schéma corporel et du monde des sensations élargit le champ de conscience de l’individu : sensations corporelles, maîtrise de soi, gestion du stress, capacités d’adaptation, confiance en soi,...   


Haut de page

Le sujet anxieux est un sujet tendu    

- Le relâchement, tout comme la tension sont des états naturels.   
- Chaque fibre musculaire a deux possibilités : se contracter et se relâcher.   
- Culture et société modernes nous apprennent à ne pas se laisser aller. L’éducation « tiens-toi, rentre ton ventre », « marche ou crève » est également un facteur déterminant. L’individu, au fil de son histoire oublie le chemin qui mène au relâchement.   
- Pratiquer la relaxation, c’est guider corps et esprit vers la redécouverte de cet état physiologique inscrit dans la mémoire cellulaire.  
Se relaxer n’est donc pas un phénomène artificiel ou extérieur. Il s’agit de retrouver et de libérer des compétences perverties par l’histoire de l’individu : la relaxation existe en nous de manière naturelle, se relaxer, c’est donc aussi progresser dans la connaissance de soi-même.   

Haut de page

Importance de la découverte et de la maîtrise respiratoire    

- La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique.   

D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de l’anxiété et de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que cette relation est bilatérale :   
   


La vie psychique influe sur la respiration.
La respiration influe sur la vie psychique.

- Respiration ventrale : le terme « respiration ventrale » est souvent employé. Il est pratique mais peut jeter le trouble sur l’activité respiratoire. On ne respire avec son ventre.. Il s’agit de dilater le ventre, de faire descendre la masse viscèrale en détendant les muscles abdominaux. pour descendre le seuil de la respiration et accroître le volume pulmonaire (la place dont disposent les poumons).   

Cette idée à le mérite de rétablir la mobilité du diaphragme, de réhabiliter une respiration naturelle. La respiration « abdominale », est celle du bébé, de l’adulte pendant son sommeil ou de l’animal. Bref une respiration normale, originelle, qui disparaît avec le temps, pervertie par la vie sociale, l’éducation « tiens-toi droit, rentre ton ventre », par toutes sortes d’inhibitions ou d’images négatives associées au corps.   

La respiration « ventrale » est naturelle. Sa révélation ne doit pas être forcée ou artificielle. Il s’agit uniquement d’un retour au source, non d’un mécanisme de plus : cette respiration incarne et enracine.   

Haut de page
   


Le dialogue tonique    

a. Tonus musculaire   

La physiologie de l’individu présente deux types de muscles :   

- Muscles lisses (ou muscles blancs) : leur contraction est autonome, involontaire ou soumise au système   
nerveux végétatif.   

- Muscles striés (ou muscles rouges ou muscles squelettiques) : unissant les os, ils permettent la mobilité du  sujet. La contraction de ces muscles est volontaire, soumise au contrôle cérébral.   

Ce sont les muscles striés, muscles volontaires, qui nous intéressent ici. Ces muscles sont maintenus dans un état de contraction partiel mais permanent : le tonus musculaire, qui permet par exemple de maintenir le corps dans une situation donnée. Ce seuil minimal de contraction est bien entendu variable selon l’individu.   

b. Régulation   

Les chocs, émotions agissent sur la fonction tonique du muscle, d’où l’importance de l’apprentissage de sa   régulation en relaxation. Selon ses capacités, le sujet répondra de deux manières à une agression :   

- Dérèglement du tonus musculaire : agressé, le sujet se contracte exagérément. Cette dépense d’énergie ne lui permet pas d’agir correctement pour résoudre le problème. D’autres sollicitations surgissent. N’ayant pas retrouvé tout son tonus musculaire, cette nouvelle agression est encore plus mal vécue que la précédente… La tension devient chronique.   

- Régulation du tonus musculaire : le tonus musculaire est plus bas. L’agression ne crée pas ou peu de tensions. Le sujet peut réagir, avoir accès à ses ressources puis retrouver rapidement et aisément son état de départ.   

c. Fonction et dialogue tonique   

La fonction tonique est au centre de la vie de chaque individu.  Dans ses relation avec lui même, mais aussi   
avec son environnement.   

Dans ce cadre, la relation à soi et au monde dépend essentiellement du dialogue tonique que l’individu peut   
mettre en place. Répondre aux demandes de manière sereine, dans un corps libre et épanoui, établir une   
relation non-tensionnelle.   

Ce dialogue est  autant physiologique que psychologique. C’est d’ailleurs là une de ses spécificités.   
Réconciliant intellect et corporalité, il apporte à l’individu une juste et libre appréciation de la vie en relation.   
La maîtrise de ce dialogue est le but de la relaxation.       



Haut de page

Tensions instinctives, émotionnelles et intellectuelles    
Les techniques psychocorporelles se proposent de réduire les tensions et de les équilibrer : construire une image corporelle entière, qui réhabilite certaines parties du corps pour en soulager d’autres.   

 
Haut de page

   
  

Les apports des techniques psychocorporelles    

w Relaxation   

- Prendre conscience des tensions, apprendre à les réguler. Ceci entraîne une meilleure    connaissance de soi, des différents états que l’on peut traverser ou vivre.   

- Réhabiliter certaines parties du corps oubliées ou muettes et ainsi favoriser le dosage des dépenses d’énergie et des tensions qui en naissent.   

- Se sentir bien dans sa peau, équilibré, ce qui favorisera une juste attitude face aux éléments perturbateurs. Par voie de conséquence, renforcement de la personnalité, de la confiance en soi…   

- Développement des capacités d’éveil. « S’éveiller à » , c’est porter son attention sur un phénomène nouveau. En relaxation, l’attention est portée sur le corps. Habituellement, on ne porte attention à son corps qu’en cas de plaisir intense ou, plus fréquemment lorsqu’il souffre, se manifeste de manière négative. On « pose » son attention, on découvre pour la simple découverte, pleinement. Il ne s’agit pas d’une attention instinctive ou spontanée, mais d’une expérience vécue en pleine conscience, être complètement présent à ce qui se produit, mais sans tension ou volontarisme. Etre là tout simplement.   

- Prélude à un sommeil retrouvé : mettre en place la détente psycho-corporelle nécessaire à l’endormissement.   

   
   

w Travail respiratoire   

- La respiration a une fonction régulatrice de la part émotionnelle de l’anxiété, prépondérante.   

- Respirer consciemment, c’est libérer les tensions internes, oxygéner le cerveau, le corps.   

- En respirant « ventralement » on réhabilite la part instinctive du corps, oubliée.   

- Quitter le rythme extérieur pour être attentif à son rythme intérieur : la respiration est un formidable  outil de lâcher-prise.   

- Maîtriser les enjeux émotionnels de la vie en relation (prise de parole, enracinement, confiance en soi).   
   
   

w Sophrologie   

- D’un point de vue physiologique, l’individu apprend à détecter, reconnaître et anticiper les réactions organiques qui accompagnent l'anxiété.   

La relaxation dynamique apporte les sensations nécessaires à cette maîtrise. Le schéma corporel vécu dans sa globalité, sa connaissance et celle de la relaxation permettent de soulager les parties du corps qui supportaient à elles seules toutes les tensions.   

- L’état alpha, état de détente est obtenu de plus en plus aisément et de plus en plus rapidement jusqu’à un effet quasi-instantané. Il permet à l’individu au cours de la journée, d’expulser les tensions, de recharger ses forces et ses défenses.   

- L'anxiété est notamment vécue dans un système relationnel.   
La sophrologie en développant les potentiels de l’être humain, ces capacités de calme, de sérénité,  de confiance en lui, de maîtrise de son corps, développe l’individu mais aussi, en inter-relation, modifie la manière dont il est perçu par les autres.   

Les rapports de l’individu avec le monde sont recadrés, mais aussi ceux du monde avec l’individu.   

Haut de page

III. DIMENSION COGNITIVE


Intolérance à l'incertitude    

Le terme d'intolérance a l'incertitude parait judicieux dns le cadre de l'anxiété.    
Face à une situation, l'incertitude survient. Elle nourrit l'inquiétude et par la même le phénomène anxieux.    

L'inquiétude se conceptualise sous la forme d'un discours intérieur, de pensées verbales ou bien d'images mentales catastrophistes.    

Il parait donc justifié de poser tout d'abord l'anxiété comme un trouble cognitif. 

Les manifestations anxieuses qui suivent témoignent d'ailleurs  de cette dimension cognitive :   

  
 

Sensation de danger imminent et mal identifié
Sensation d’impuissance face au danger
Sensation qu’un événement négatif menace
Pensées inquiétantes et répétitives échappant à la volonté du sujet
Tension dans l’attente d’une nouvelle importante mais encore incertaine
Tension dans l’attente d’un rendez-vous ou d’une épreuve importante
Tension accompagnée d’appréhension et de rumination mentale
Tension accompagnée de crises de panique
Peur de se retrouver seul et impuissant dans des situations dangereuses
Peur d’adopter des comportements humiliants ou embarrassants
Préoccupation obsessionnelle à propos d’une action déterminée.
Pensée obsessionnelle de violence infligée ou subie
Souvenirs récurrents et envahissants d’un événements stressant
Rêves et cauchemars récurrents, liés à un événement stressant
Peur de prendre des décisions erronées
 
Haut de page



Dimension cognitive de l’anxiété    

L’approche cognitive propose une vision globale du processus qui mène à un trouble tel l’anxiété.   
L’anxiété est un trouble éminemment cognitif. Mais la description s’applique également à des difficultés telles la dépression ou certains troubles de la personnalité et du comportement.   

Repris dans d’autre pages, le schéma de base :   

L’étape cognitive est donc essentielle. Ca n’est pas ici la réalité qui pose problème mais ce qui en est pensé.   
   

Le même schéma avec l’étape cognitive (ce qui est pensé), un peu plus développée :   

Les trois points essentiels du traitement cognitif de l’information vont être développés. Ils constituent également la colonne vertébrale d’une prise en charge thérapeutique. Dimension cognitive du sujet ou « Comment traitons-nous les informations » :    


1) Schémas, postulats, croyances et inconscient   

Les termes « schéma », « postulat », « croyance » sont employés indifféremment selon les auteurs. Ces schémas sont des composants stables, mis en place essentiellement lors d’expérience pendant la petite enfance.   

Ces schémas sont inconscients. Avec le terme inconscient, nous sommes loin de l’emploi psychanalytique. Il faudrait plutôt le rapprocher du sens de mémoire à long terme, inexact mais moins ambigu.   

Au gré de notre histoire, de notre sensibilité, de stress répétés pendant l’enfance, de traumatismes, d’exemples familiaux ou sociaux, nous emmagasinons tous des informations diverses dans la mémoire à long terme. Ses informations, dysfonctionnelles dans le cas de l’anxiété, sont stockées sous la forme de postulats, schémas…   

Dans le cadre de l’anxiété, ces schémas reflèteront souvent :   

- Une vision menaçante du monde extérieur   
- Une vision défaillante du monde intérieur   
- Une vision péjorative du futur
Un postulat-type sera par exemple : « Si je ne contrôle pas la situation, quelque chose de mauvais va arriver ». D’autres schémas du même type se regrouperont sous la forme de perception d’un danger et d’incapacité de faire face.   

A travers le filtre de l’anxiété, « danger et contrôle », la vision de soi, des autres, du monde va s’orienter et faire naître de nouveaux postulats, schémas différents selon l’individu. Quelques exemples en reprenant les trois groupes essentiels :   

- Une vision menaçante du monde extérieur :   
« La vie, c’est marche ou crève » / « les autres sont des requins » / « L’enfer, c’est les autres » / on n’existe que quand on gagne » /  « Les hommes ne s’intéressent qu’au sexe » / « La vie est une souffrance »…   

- Une vision défaillante du monde intérieur :   
« je suis nul » / « je ne vais pas y a arriver » / « je n’ai pas de chance » / « je n’ai rien d’intéressant à dire » / Je n’existe pas sans mes performances »…   

- Une vision péjorative du futur :   
« Personne ne sait ce que l’avenir nous réserve », « Il vaut mieux être toujours sur ses gardes »…

Nous mettons donc tous en place des schémas, schémas que jean cottraux définit par « structure organisée qui contient les savoirs et les attentes de l’individu vis-à-vis du monde ».   

Il y a trouble comme l'anxiété lorsque ces schémas sont inadaptés aux bien-être.    

Les difficultés sont multiples :     

- Un schéma est inconscient   
- un schéma parait indiscutable et rigide   
- Le schéma va orienter tout traitement de l'information. ce qui vient le confirmer est amplifié, ce qui lui est contraire est minimisé   
- Un schéma est inconscient : il surgit à travers l'émotion, sans nécessairement passer par la conscience et son traitement logique.   
- Le schéma n'est pas traité de manière logique mais est donné comme vrai.   
- Pour atténuer les effets du schéma, l'individu va mettre en place des comportemetnts dysfonctionnels.   
- ...
Ces difficultés générées par les schémas cognitifs constituent les axes pertinents d'une prise en charge   

En les reprenant :   
- Un schéma est inconscient - prendre conscience des schémas   

- Un schéma parait indiscutable et rigide - remettre en cause ces schémas, les discuter   

- Le schéma va orienter tout traitement de l'information. ce qui vient le confirmer est amplifié, ce qui lui est contraire est minimisé - mettre en valeur ce qui ne vient pas confirmer le schéma, réajuster la lecture du réel   

- Un schéma surgit à travers l'émotion, sans nécessairement passer par la conscience et son traitement logique - faire un examen conscient et logique des schémas   

- Le schéma n'est pas traité de manière logique mais est donné comme vrai - expérimenter la vérité du schéma   

- Pour atténuer les effets du schéma, l'individu va mettre en place des comportements dysfonctionnels - modifier le schéma et par la même les comportements compensatoires

Haut de page

2) Processus, distorsions   
   

Chez le sujet anxieux, une distorsion s’opère au stade cognitif. La lecture de la réalité s’éloigne dangereusement de la réalité elle-même. C’est ce que l'on appelle une lecture dysfonctionnelle.   

A titre d’exemple, quelques pensées dysfonctionnelles :   
   

- Lectures de pensées : l’individu pense savoir ce que pensent les autres sur lui-même.   
Ex :  « Ils me prennent pour un imbécile . »   

- Affirmation sans preuve : ce sont la plupart du temps des prédictions aléatoires, à la forme négative.   
Ex :  « De toute façon, on ne vas pas y arriver. »   

- Maximalisation et minimalisation : dans le cadre du stress, tendance à sur-estimer les échecs, à sous-estimer les réussites.   
Ex :  «Là, c’était trop facile. Tout le monde pouvait le faire.»   

- Généralisation : généralisations abusives.   
Ex :  « Les hommes sont des …»   

- Tout ou rien : dans le cadre du stress, par exemple, ne penser qu’en terme de réussite.   
Ex :  « On n’existe que quand on gagne.»   

- Déduction abusive ou sélective : tendance à ne retenir que ce qui  sert l’idée anxiogène ou stressante, en le sortant de son contexte.   
Ex :  « Il ne m’a pas passé le sel. Tu vois qu’il ne m’aime pas.»   

- Personnalisation excessive des événements : ramener les événements à soi.   
Ex :  «Tout ce qui arrive est de ma faute.»   

   
   
   

Haut de page
 
IV. DIMENSION COMPORTEMENTALE

L’appréhension anxieuse, les cognitions alarmistes, les manifestations corporelles de l’anxiété génèrent des comportements anxieux, non adaptés au bien-être et à l’évolution de l’individu.  

 

1) Inhibition : face au danger, on perd ses moyens. Le sujet, coupé de ses ressources ne peut s’adapter. Desogarnisé, ses comportements vont tendre vers deux extrêmes, tout aussi dysfonctionnels l’un que l’autre.    
- Ralentissement voire blocage des compétences : l’application, extrême, devient immobilisme. Les capacités du sujet sont fortement altérées : langage oral, capacités logiques, capacités psychomotrices, compréhension, attention portée aux autres, au monde extérieur…   
- Accélération, fébrilité : le sujet ne contrôle plus ses compétences, qui s’emballent : précipitation, débit verbal, erreurs logiques, actes inconsidérés, voire agressivité.     

Les comportements anxieux sont variés. Les trois comportements suivants ont par contre  des points communs :   
- Il apportent une réassurance, relative, à court terme   
- Ils participent au développement de l’anxiété à moyen et long terme.    


2) L’évitement : c’est le comportement anxieux par excellence. On évite la situation anxiogène (peur d’avoir peur). Le bien-être est de courte durée, puisque la situation n’en devient que plus appréhendée encore. Le sujet ne développe pas ses compétences à vivre et supporter la situation.   

Qu’est-ce qui fait peur ?   
Ce n’est pas la réalité qui fait peur mais l’image que l’on s’en fait (on dit d’ailleurs, « s’en faire toute une montagne ») La situation imaginée est toujours plus terrible que la situation réelle. Comment se rassurer si on ne vérifie jamais que les craintes sont fondées ou non. C’est la un paradoxe : la situation appréhendée n’a jamais été réellement vécue, donc évaluée du point de vue de sa réelle dangerosité. Le comportement d’évitement, loin de soulager la peur, en est le premier « carburant ». On a confiance que dans ce qu’on connaît. Et pour connaître, il faut avoir pu rencontrer.   

   
   
   

L’échappement : "cousin" de l’évitement. Comportement qui survient lorsqu’une situation n’a pu être prévu. La panique monte, le sujet se soustrait à la situation en cours, responsable de son malaise (ou prétendue responsable)   

3) L’hyperactivité : face à la peur, l’envie est forte de contrôler. L’hyperactivité représente assez bien ce que l’on nomme illusion de contrôle. Face au vide de l’inquiétude, on comble de manière illusoire, en s’agitant. Ce comportement est d’ailleurs responsable d’effets secondaires de l’anxiété tels la fatigue, les troubles de mémoire ou de l’attention, les troubles du sommeil, l’incapacité à se détendre, agressivité, phénomène d’isolement social ou professionnel progressif… Là encore, l’anxiété est nourrie.   


4) Vérification : voisine de l’hyperactivité, autre illusion de contrôle, le comportement vérificateur, voire ritualisant. Plus on vérifie, plus on doutera de soi la fois suivante. Là encore, une grosse quantité d’énergie est utilisée, dans des actions répétitives et parasites. Dans un état second, le sujet vérifie, mais pris dans la tourmente, n’ancre pas les bénéfices de cette vérification. Il doit recommencer. Là encore, le comportement ne soulage que peu la peur et chronicise les comportements futurs.   

Haut de page
 
V.  CONSCIENCE DE SOI / ESTIME DE SOI
 

Cette partie est importante. Importante et à mon avis peu considérée. Il est une discipline qu'on nomme développement personnel. Curieux d'avoir besoin de créer une approche, un terme nouveau. Toute approche psychologique devrait être une démarche de développement personnel. Psychiatrie, psychologie, délaissent ce domaine, pensant souvent qu'il s'agit là de considérations secondaires. Opinion étonnante puisqu'il s'agit de développer la personne. Mais peut-être veulent-elles simplement soigner? Il est beaucoup question ici d'anxiété. Le développement de la personne est à mon avis le chainon manquant. L'axe supplémentaire qui nourrit, génère les changements, le progrès : le gage d'une approche globale, complête et réussie.   

L’estime de soi est également une notion nouvelle. Même si elle n’apparaît pas clairement dans les parutions sur l’anxiété, elle est un élément capital. L’estime de soi participe à la genèse de toute difficulté anxieuse et, pourrait-on dire, de toute difficulté psychologique. Elle est également le fondement et le "carburant" d'une évolution personnelle et /ou thérapeutique.   

L’estime de soi est l’appréciation que l’individu porte sur lui-même. Il s’agit donc d’une démarche évaluative, d’un jugement de valeur.   

Pour établir un tel jugement, l’on se fonde sur la représentation qu’on a de soi, sur ce qu'on ressent de soi en même temps qu'on le vit : la conscience de soi. Il est donc important tout d’abord de se connaître pour s’estimer correctement.  Or dans ce domaine, qui plus est dans le domaine de l'anxiété, l’écart est grand entre ce que l’individu pense, ressent de lui-même et ce qu’il est en réalité. La vision de soi est par définition subjective.    

Pour bien évaluer, il faut bien connaître. Et pour connaître, il faut avoir pu rencontrer. L’estime de soi se construit donc sur des rencontres, rencontres avec soi-même. Ce sont les outils de cette rencontre qui vont être présentés ici :

Haut de page


1ère rencontre : Dimension psycho-corporelle - schéma corporel et monde des sensations    

Qui dit anxiété dit difficultés, déséquilibres psycho-corporels :    
- Image du corps défaillante voire absente (monopole de la pensée), sensations tronquées des zones instinctives (ventre, région pelvienne,  organes sexuels, membres inférieurs…)   
- Inhibition corporelles diverses (corporel associé à l’accessoire, à la bestialité, la faute, le non-dit…)   
- Tensions multiples (zones de tensions, respiratoires, épaules, membres supérieurs,…)    
- Dysfonctionnements divers (respiration, représentation spatiale, temporelle, enracinement aléatoire,  …)   
   
   
CORPORALITE : SE CONNAITRE

Les techniques psycho-corporelles sont largement abordées sur ce site. Il semble évident que la connaissance de soi s’établit tout d’abord à travers la rencontre avec le premier support : le corps. Schéma corporel, monde des sensations sont des outils de construction, de restructuration. Connaître, ressentir, apprécier sa dimension corporelle, développer sa dimension sensorielle sont des outil à prendre conscience. Prendre conscience de ce que l’on est, ici et maintenant, corporalité et sensorialité au présent. Idées qui peuvent surprendre mais correspondent à la manière de fonctionner de chaque individu avant la conceptualisation par le langage et la prise de pouvoir de la rationalisation excessive :   

- Aller à la rencontre de son corps   
- Apprendre à le ressentir, pour le connaître et le maîtriser   
- Etre au contact de soi-même ici et maintenant    
- Equilibrer : identifier les tensions, les zones corporelles délaissées voire refoulées   
- Réhabiliter un corps global, vécu et ressenti dans son intégralité, pour lui-même.   
- Restructurer, développer sa conscience corporelle   
- Développement, travail des sens, organes de perception du monde extérieur   
- Se représenter : ouvrir les champs du possible, se découvrir sous de nouveaux angles…   

 
Haut de page


2ème rencontre : Dimension émotionnelle    

L’émotion est une notion bien complexe.   

L’émotion naît d’un stimuli : en fonction d’un événement, d’une situation, on réagit de telle ou telle manière.   

En cela, l’émotion est un révélateur de notre perception de la situation, du réel. Chaque émotion que nous ressentons nous donne de l’information sur soi, sur la manière dont nous concevons la vie, nous-mêmes, les autres, le monde qui nous entoure.    

Le but des ces articles étant de développer le concept de conscience de soi, l’identification et la reconnaissance des émotions est donc un élément fondateur : « ce que je ressens dit ce que suis ». De la même manière :  « si je nie l’émotion , si je m’interdis l’émotion, c’est de moi-même que je m’éloigne ».   

Le concept d ‘ "intelligence émotionnelle", apparu depuis peu s’est construit sur ces idées fondamentales. Identifier, connaître, exprimer, respecter ses émotions ainsi que celles des autres, est un chemin royal vers le bien-être.   

Les différentes émotions seront développées par ailleurs (vie en relation). Ici, nous nous attachons à l’ »émotion-reine » en matière d’anxiété : la peur.   

La peur   

Originellement, la peur répond à un stimulus bien précis : le danger.   
Cette émotion se révèle pendant l’exposition au danger, mais aussi avant (appréhension, …) et après (stress post-traumatique). La peur permet à l’individu de s’organiser pour s’adapter au danger (montée d’adrénaline, mobilisation du corps…)   

Dans le cadre de l’anxiété, on parle de peur irrationnelle : il n’y a pas de danger réel, de mise en danger concrète de l’individu.   

Décalage et réassurance   

Les émotions expriment les besoins essentiels de l’individu. Par définition, la peur exprime le besoin d’être rassuré.

Mais rassuré sur quoi ?   
Le sujet anxieux vit un profond décalage entre la réalité souhaitée, absolue (ce que je voudrais / devrais être) et la réalité ressentie, posée comme réel (ce que je pense être). Le doute s’insinue à ce niveau : « je devrais être ainsi et je suis comme ça ». Le monologue intérieur de l’anxiété sociale naît de cette dichotomie : « On parle pour dire des choses intelligentes, et je n’ai rien d’intéressant à dire »… De même pour l’anxiété de performance (trac) : « je devrai pouvoir faire cela, et je ne vais pas y arriver… ». Dans le domaine agoraphobique, par exemple : « A mon âge, je devrais aller seul à l’école… et je n’y arrive pas ».   

Ce décalage est profondément vécu, ressenti. D’où la peur et le besoin d’être rassuré. 

  
Au moment du doute, de l’émotion, il va y avoir schématiquement deux options :     

- Le sujet / l’enfant (car ceci se met en place pendant l’enfance) exprime ces doutes, sa peur, son besoin d’être rassuré. Il trouve des interlocuteurs suffisamment nombreux pour l’écouter et le rassurer. Le doute s’atténue, pour disparaître avec la répétition des réassurances.     

- Le sujet / l’enfant n’exprime pas ses émotions, ne trouve pas d’interlocuteur attentif… ou pas d’interlocuteur du tout. Le doute se développe, jusqu’à la peur et la phobie.   

Comment en vient-on à ne pas exprimer ses émotions ?   

L’élément le plus important est culturel, social :   


- Exprimer ses émotions, c’est être sensible. Etre sensible dans notre société, c’est être faible : « Tu es un homme. Un homme ne pleure pas ».  L’enfant ne va pas être écouté, on va plutôt l’ »endurcir  pour son bien » : « Tiens-toi, on nous regarde », « Tu es grand maintenant, arrête ton cinéma»… La peur d’un enfant est souvent mal perçue, mal vécue, mal négociée, sans doute d’ailleurs parce que l’adulte lui-même n’a pas complètement aplani ses propres difficultés et que lui-même a encore un peu peur du noir.    

- Notre société est rationnelle, scientifique : nul place donc pour l’irrationnel : « Comment peux-tu avoir peur d’une souris ! », « Tu n’as aucune raison de craindre ces personnes», « Tu perds la raison ! »…   

Face à ces réactions, nouveau dilemme (par nature insoluble) pour l’enfant : exprimer ses émotions et perdre l’amour de ses parents ou garder ses peurs qui, intériorisées, ne vont faire que croître et embellir. Dans la réalité, il y aura souvent va-et-vient entre ces deux options, aussi insatisfaisantes et nocives l’une que l’autre.  

 

Jérôme Boutillier, thérapeute et coach
- Enseignant à l'INCTB, responsable des formations Praticien thérapies brèves et Thérapie brèves des troubles anxieux.
- Auteur de Se libérer de l'angoisse , auto-traitement des crises d'angoisses ou crises de panique



Bibliographie et liens

Méthode d'auto-traitement

- En terminer avec l'agoraphobie (auto-traitement) / J. Boutillier / Psycho-D Editions

- En terminer avec l'anxiété sociale (auto-traitement) / J. Boutillier / Psycho-D Editions

CD

- Se libérer de l'angoisse / J. Boutillier / Psyho-D Editions

- Se libérer des obsessions et compulsions / J. Boutillier / Psycho-D Editions

Bibliographie professionnelle

- Peur, panique, phobie / G. Nardone / L'Esprit du temps

Site

- Site du réseau entièrement consacré à l'agoraphobie : Agoraphobie.org

Page consacrées à l'agoraphobie :  Agoraphobie   Processus essentiels

Pages consacrées au trouble panique : Trouble panique    Panique à bord   Kit de survie

Pages consacrées aux approches thérapeutiques : Approches thérapeutiques

- Site du réseau entièrement consacré à l'anxiété sociale : Anxietesociale.org

- Site du réseau entièrement consacré au TOC : sltoc.net

- Formation thérapie brève des troubles anxieux : outils pour les professionnels, simples et efficaces par un spécialiste, à l'INCTB. Cliquez ici pour en savoir plus

Pages spécifiques : Formation hypnose et PNL - Formation thérapies brèves - Formation thérapie brève des troubles anxieux - Formation coaching performance




Par l'auteur de cet article :

Gérer le stress - 1 CD ou téléchargement immédiat Dans cette séance sont proposées des techniques approfondies et très efficaces d'hypnose ericksonienne, de sophrologie, de relaxation et de programmation neuro-linguistique utilisées dans le cadre de la gestion du stress. Développés par l'auteur, spécialiste des troubles anxieux, ces outils développent toutes les compétences nécessaires : relâchement physique, récupération, détente mentale, gestion du stress, travail comportemental...    En savoir plus



Se libérer des obsessions et compulsions - Coffret d'auto-traitement 6 CD Ce coffret de 6 CDs regroupe de nombreuses ressources de sophrologie, relaxation, thérapie cognitive et comportementale, hypnose ericksonienne et programmation neuro-linguistique consacrées au traitement des obsessions ou du trouble obsessionnel compulsif. Près de 8 heures d'enregistrement réalisées par Jérôme Boutillier, spécialiste des troubles anxieux.  De nombreux composants des troubles obsessionnels sont abordés :  traitement des peurs, traitement de la compulsion, traitement de l'anxiété, remise en cause du perfectionnisme, désensibilisation aux manifestations anxieuses, développement de la confiance en soi, traitement des manifestations dépressives, remise en cause de la pensée anxieuse, des croyances, gestion du stress, régénération, développement de la force intérieure.  Ce coffret est accompagné d'un descriptif pour vous guider dans votre démarche.  Un outil complet et puissant de remise en cause des obsessions et compulsions. En savoir plus



Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.  En savoir plus

Formation Thérapie breve des troubles anxieux
Formation destinée aux professionnels de la relation d'aide : comprendre et remettre en cause efficacement les différents troubles anxieux avec les outils de la thérapie brève.




© Copyright 1996-2004 - J.Boutillier - Tous droits réservés.    
   
   





© Copyright 1996-2004 - J.Boutillier - Tous droits réservés.








Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus




























































Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus



















































































































Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus








































































































Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus




















































































































































Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus



























































































Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus



























































































Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus






























































































Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus


















































































































Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus
































































































Se libérer de l'angoisse - 2 CD ou téléchargement immédiat

  Psycho-D Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances complémentaires consacrées au traitement des crises d’angoisse ou paniques, par J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De nombreuses ressources sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose ericksonienne, programmation neuro-linguistique…) dans une démarche simple, naturelle et très efficace : détente corporelle et mentale, travail du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress, traitement de l’anxiété proprement dite, préparation aux situations génératrices de stress ou d’angoisse, désensibilisation à l’angoisse, remise en cause de l’hypervigilance. Un outil complet de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de panique.
 
En savoir plus