Définition
Etat
affectif
caractérisé
par un sentiment d’insécurité, de trouble
diffus. (Larousse psychologie).
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Tentative
de
précision
Le
trouble anxieux est difficilement définissable.
La définition de "peur sans objet" tient
difficilement la route face aux phénomènes tels
que l'anxiété liée à des situations bien
précises, ou le trac.
On peut
également se demander s'il est utile de trouver
une définition.
Quelques
facteurs
communs
:
- Anticipation
anxieuse : inquiétudes portées sur l'avenir
(appréhension et préoccupation)
- Malaise et
tension intérieure, incapacité à se
détendre.
- Les idées
angoissantes vont et viennent (à la différence
de la névrose obsessionnelle).
- Sensation
d’un événement négatif imminent.
- Etat
d’hypervigilance.
- Tristesse ou
agressivité (fuite ou lutte)
-
Irritabilité, impatience,
intolérance
- Agitation,
tension nerveuse et musculaire
- Troubles du
sommeil
- L’anxiété aiguë entraîne
quelques inhibitions (diminution ou arrêt d'une
fonction)
w
Dysfonctionnements cognitifs (pensées,
représentation mentales),
w Altération
du
raisonnement, du jugement et donc des
performances.
w Troubles
psychomoteurs
(maladresse, capacités de réaction amoindrie,
voire anihilées).
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Anxiété
généralisée
et DSMIV
L'anxiété
aigue
a été définie et caractérisée comme un trouble
anxieux : l'anxiété généralisée.
Les
critères
DSM
IV de l’anxiété généralisée :
1.
Au moins un souci durant un mois, un jour sur
deux.
2.
Préoccupation difficile à contrôler, voire
incontrôlable.
3. Au moins
trois symptômes parmi :
-
Agitation, surexcitation
-
Fatigabilité
- Trouble de
concentration
-
Irritabilité
- Tension
musculaire
- Troubles
du sommeil
4.
Souci non limité (comme dans le trouble
panique, la phobie sociale…)
5.
Souffrance, altération sociale,
professionnelle significative
6.
Le trouble n’est pas consécutif à un abus de
substance, une affection médicale ou un
trouble de l’humeur ou
psychotique.
L’anxiété
généralisée
concerne 4,5% de la population
Seulement
10%
des
sujets consultent des spécialistes.
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Les
problèmes
de l’anxiété et de son approche
-
Trouble sémantique : l’anxiété est un
terme flou. Il n’a pas ou peu de connotations
médicales ou pathologiques.
-
L’anxiété est tout d’abord perçue par l’individu
et son entourage comme un trait de personnalité.
« Tu es anxieux », dit-on, confondant tendance
acquise et mouvante avec une caractéristique
figée et naturelle. Ainsi, on est (ou l’on naît)
hypersensible mais on
devient
anxieux.
-
L’anxiété apparaît en général dès l’adolescence,
mais il se passe en général
de nombreuses années avant que des
consultations soient envisagées.
-
Les manifestations somatiques qui accompagnent
généralement l’anxiété ne sont pas
«spectaculaires ».
Elles
sont
constantes
: on s’habitue, les troubles
deviennent une "seconde nature". "C'est comme
ça".
Elles
sont
modérées
: ne poussent donc pas à une
démarche thérapeutique sortant de
l’ordinaire.
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Bref
recadrage
L'anxiété
n'est
pas naturelle. Il s'agit d'un apprentissage. Un
apprentissage peut se remettre en
cause.
L'anxiété
n'est
pas un état, immobile et définitif. L'anxiété
est fluctuante : elle laisse des moments de
répit.
L'hypersensibilité
qui
génère un terrain favorable à l'anxiété est un
atout si on la considère de manière globale
(attention) et non du seul point de vue
(focalisation) du travers qu'est
l'anxiété.
Tout
est donc possible.
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Anxiété
et
cognitions
Croyances
irrationnelles :
-
L’anxiété est un fait : « je suis comme
ça ». Le sujet accepte son anxiété et la vit
comme quelque chose d’immuable. Un autre
comportement ne peut donc pas être
envisagé.
-
L’anticipation anxieuse permet la résolution
du problème : illusion de contrôle
Penser à un
événement en termes négatifs et non réalistes ne
permet en aucun cas de faciliter cet événement
ou d’avoir le recul nécessaire pour exprimer
toute ses compétences. Le conditionnement
négatif influe sur la résolution du problème
voire la condamne. Stress et anxiété
désolidarisent l’individu de ses
ressources.
-
L’anticipation anxieuse permet de ne pas être
déçu en cas d’échec : illusion de maîtrise du
futur.
Penser le pire
ne permet en aucun cas de l’éviter ou de
l’atténuer. Par conbtre, le contenu
anxiogène de la situation est
renforcé.
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Anxiété
et
comportements
Réponses
inadaptées
face à une situation problème :
Inhibition
de
l’action : blocage (psychologique ou
physiologique) face, à la situation. « Je ne
m’en sens pas capable »
Evitement
: « je fais tout pour ne pas me
retrouver dans cette situation »
Vérifications
et
rituels : « je me rassure en vérifiant,
vérifiant, vérifiant… » La vérification devient
un rituel, s’enrobe et se nourrit de croyances
diverses.
Actions
inefficaces
:
«je m’agite en espérant que tout va
rentrer dans l’ordre ».
Ces
conduites sont jugées dysfonctionnelles, car
même si, dans un premier temps elle apportent
parfois un mieux-être, à moyen et long terme
elles augmentent la valeur anxiogène de la
situation. Pendant qu’on s’agite, qu’on ne fait
rien, qu’on évite ou qu’on vérifie indéfiniment,
on ne développe pas les compétences nécessaires
à l’adaptation à la situation
problème.
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Le
processus
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Anxiété
en
trois dimensions
Le processus précédement décrit fait ressortir
schématiquement un phénomène anxieux tri-partite
:
- Dimension
psycho-corporelle
- Dimension
cognitive
- Dimension
comportementale
Ces trois
dimensions constituent la colonne vertébrale
d'une approche psychothérapeutique.
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II.
DIMENSION
PSYCHO-CORPORELLE
Recherche
d'un
état naturel
La
relaxation n’est pas une activité ramollissante
de salon. « Relaxer » a la même origine
étymologique que «libérer » (on emploie
d’ailleurs le terme « relaxer », pour un
prisonnier qu’on libère).
La relaxation
est un état naturel, bien éloigné il est vrai
des conditionnements sociaux et autres
présupposés (quand on veut on peut, garder le
contrôler, sauver les apparences, en travaillant
on y arrive, tiens-toi droit
rentre ton
ventre…).
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L’individu
anxieux
veut changer
Tout changement est issu d’un apprentissage.
Tout apprentissage et sa réussite sont
conditionnés par la capacité de l’individu
à lâcher-prise : capacité du sujet à se
dégager de son problème, des idées préconçues,
conditionnements sociaux, présupposés,
déterminismes sociaux et familiaux,
traumatismes, … Si l'on considère l'anxiété
comme une tendance acquise, la relaxation est
un outil privilégié : se donner les moyens de
quitter schémas cognitifs et comportementaux
dysfonctionnels pour mieux pouvoir les
remettre en cause, envisager alternatives et
apprentissages jusque là
impossibles.
La
relaxation
génère
un espace d’apprentissage, de changement,
d’expression dont l’ouverture, bien que
relative, permet un nouveau terrain
d’expression et de développement.
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Schéma
corporel
et monde des sensations
Toute
difficulté
psychologique
naît d’une dysharmonie du sujet :
- par rapport
à lui-même
- par rapport
à son entourage
- par rapport
au monde
Le premier
support du sujet est le corps. Toute dysharmonie
passe par une représentation limitante,
déformée
ou quasiment
absente du corps. Le schéma corporel en
tant que réalité vécue, principe cher à la
Sophrologie
est un outil
appréciable, accompagné d’idées « vittoziennes »
(rééducation psychosensorielle).
La
reconnaissance
du
schéma corporel et du monde des sensations
élargit le champ de conscience de l’individu
:
sensations corporelles, maîtrise de soi, gestion
du stress, capacités d’adaptation, confiance en
soi,...
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Le
sujet
anxieux est un sujet tendu
-
Le relâchement, tout comme la tension sont des
états naturels.
- Chaque fibre
musculaire a deux possibilités : se contracter
et se relâcher.
- Culture et
société modernes nous apprennent à ne pas se
laisser aller. L’éducation « tiens-toi, rentre
ton ventre
», « marche ou crève » est également un facteur
déterminant. L’individu, au fil de son histoire
oublie le
chemin qui mène au relâchement.
- Pratiquer la
relaxation, c’est guider corps et esprit vers la
redécouverte de cet état physiologique inscrit
dans la mémoire cellulaire.
Se
relaxer n’est donc pas un phénomène artificiel
ou extérieur. Il s’agit de retrouver et de
libérer des compétences
perverties
par l’histoire de l’individu : la relaxation
existe en nous de manière naturelle, se relaxer,
c’est
donc
aussi progresser dans la connaissance de
soi-même.
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Importance
de
la découverte et de la maîtrise respiratoire
-
La respiration est la seule fonction vitale
dépendante du système neuro-végétatif que
l’homme puisse maîtriser. Participant à la
régulation du système nerveux, de la circulation
sanguine, la fonction respiratoire est bien
entendu capitale d’un point de vue
physiologique.
D’un
point
de
vue psychologique, la relation entre
respiration et état émotionnel n’est plus à
prouver. Mais, dans le cadre de l’anxiété et
de la gestion émotionnelle, l’important est de
constater que cette relation est bilatérale
:
La vie psychique influe sur la respiration.
La
respiration influe sur la vie psychique.
-
Respiration ventrale : le terme «
respiration ventrale » est souvent employé. Il
est pratique mais peut jeter le trouble sur
l’activité respiratoire. On ne respire avec son
ventre.. Il s’agit de dilater le ventre, de
faire descendre la masse viscèrale en détendant
les muscles abdominaux. pour descendre le seuil
de la respiration et accroître le volume
pulmonaire (la place dont disposent les
poumons).
Cette
idée
à
le mérite de rétablir la mobilité du diaphragme,
de réhabiliter une respiration naturelle. La
respiration « abdominale », est celle du bébé,
de l’adulte pendant son sommeil ou de l’animal.
Bref une respiration normale, originelle, qui
disparaît avec le temps, pervertie par la vie
sociale, l’éducation « tiens-toi droit, rentre
ton ventre », par toutes sortes d’inhibitions ou
d’images négatives associées au
corps.
La
respiration
«
ventrale » est naturelle. Sa révélation ne
doit pas être forcée ou artificielle. Il
s’agit uniquement d’un retour au source, non
d’un mécanisme de plus : cette respiration
incarne et enracine.
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Le
dialogue
tonique
a.
Tonus musculaire
La
physiologie de l’individu présente deux types de
muscles :
-
Muscles lisses (ou muscles blancs) : leur
contraction est autonome, involontaire ou
soumise au système
nerveux
végétatif.
-
Muscles striés (ou muscles rouges ou muscles
squelettiques) : unissant les os, ils
permettent la mobilité du sujet.
La contraction de ces muscles est volontaire,
soumise au contrôle cérébral.
Ce
sont les muscles striés, muscles volontaires, qui
nous intéressent ici. Ces muscles sont maintenus
dans un état
de
contraction partiel mais permanent : le tonus
musculaire, qui permet par exemple de maintenir le
corps dans
une situation donnée. Ce seuil minimal de
contraction est bien entendu variable selon
l’individu.
b.
Régulation
Les
chocs, émotions agissent sur la fonction tonique
du muscle, d’où l’importance de l’apprentissage
de sa régulation
en
relaxation. Selon ses capacités, le sujet
répondra de deux manières à une agression
:
-
Dérèglement du tonus musculaire : agressé,
le sujet se contracte exagérément. Cette dépense
d’énergie ne lui permet pas d’agir correctement
pour résoudre le problème. D’autres
sollicitations surgissent. N’ayant pas retrouvé
tout son tonus musculaire, cette nouvelle
agression est encore plus mal vécue que la
précédente… La tension devient
chronique.
-
Régulation du tonus musculaire :
le tonus musculaire est plus bas. L’agression ne
crée pas ou peu de tensions. Le sujet peut
réagir, avoir accès à ses ressources puis
retrouver rapidement et aisément son état de
départ.
c.
Fonction et dialogue tonique
La
fonction tonique est au centre de la vie de
chaque individu. Dans ses relation avec
lui même, mais aussi
avec son
environnement.
Dans
ce cadre, la relation à soi et au monde dépend
essentiellement du dialogue tonique que
l’individu peut
mettre en
place. Répondre aux demandes de manière sereine,
dans un corps libre et épanoui, établir
une
relation
non-tensionnelle.
Ce
dialogue est autant physiologique que
psychologique. C’est d’ailleurs là une de ses
spécificités.
Réconciliant
intellect
et corporalité, il apporte à l’individu une
juste et libre appréciation de la vie en
relation.
La
maîtrise de ce dialogue est le but de la
relaxation.
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Tensions
instinctives,
émotionnelles et intellectuelles
Les
techniques psychocorporelles se proposent de
réduire les tensions et de les équilibrer :
construire une image corporelle
entière,
qui réhabilite certaines parties du corps
pour en soulager d’autres.
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Les
apports
des techniques psychocorporelles
w
Relaxation
-
Prendre conscience des tensions, apprendre à
les réguler. Ceci entraîne une
meilleure connaissance de soi,
des différents états que l’on peut traverser ou
vivre.
-
Réhabiliter certaines parties du corps oubliées
ou muettes et ainsi favoriser le dosage des
dépenses d’énergie et des tensions qui en
naissent.
-
Se sentir bien dans sa peau, équilibré,
ce qui favorisera une juste attitude face aux
éléments perturbateurs. Par voie de conséquence,
renforcement de la personnalité, de la confiance
en soi…
-
Développement des capacités d’éveil. «
S’éveiller à » , c’est porter son attention sur
un phénomène nouveau. En relaxation, l’attention
est portée sur le corps. Habituellement, on ne
porte attention à son corps qu’en cas de plaisir
intense ou, plus fréquemment lorsqu’il souffre,
se manifeste de manière négative. On « pose »
son attention, on découvre pour la simple
découverte, pleinement. Il ne s’agit pas d’une
attention instinctive ou spontanée, mais d’une
expérience vécue en pleine conscience, être
complètement présent à ce qui se produit, mais
sans tension ou volontarisme. Etre là tout
simplement.
-
Prélude à un sommeil retrouvé : mettre
en place la détente psycho-corporelle
nécessaire à l’endormissement.
w
Travail
respiratoire
-
La respiration a une fonction régulatrice de la
part émotionnelle de l’anxiété,
prépondérante.
-
Respirer consciemment, c’est libérer les
tensions internes, oxygéner le cerveau, le
corps.
-
En respirant « ventralement » on réhabilite la
part instinctive du corps, oubliée.
-
Quitter le rythme extérieur pour être attentif à
son rythme intérieur : la respiration est un
formidable outil de
lâcher-prise.
-
Maîtriser les enjeux émotionnels de la vie en
relation (prise de parole, enracinement,
confiance en soi).
w Sophrologie
-
D’un point de vue physiologique, l’individu
apprend à détecter, reconnaître et anticiper les
réactions organiques qui accompagnent
l'anxiété.
La
relaxation dynamique apporte les sensations
nécessaires à cette maîtrise. Le schéma corporel
vécu dans sa globalité, sa connaissance et celle
de la relaxation permettent de soulager les
parties du corps qui supportaient à elles seules
toutes les tensions.
-
L’état alpha, état de détente est obtenu de plus
en plus aisément et de plus en plus rapidement
jusqu’à un effet quasi-instantané. Il
permet à l’individu au cours de la journée,
d’expulser les tensions, de recharger ses forces
et ses défenses.
-
L'anxiété est notamment vécue dans un système
relationnel.
La sophrologie
en développant les potentiels de l’être humain,
ces capacités de calme, de sérénité, de
confiance en lui, de maîtrise de son corps,
développe l’individu mais aussi, en
inter-relation, modifie la manière dont il est
perçu par les autres.
Les
rapports
de
l’individu avec le monde sont recadrés, mais
aussi ceux du monde avec
l’individu.
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III.
DIMENSION
COGNITIVE
Intolérance
à
l'incertitude
Le
terme d'intolérance a l'incertitude parait
judicieux dns le cadre de
l'anxiété.
Face
à une situation, l'incertitude survient. Elle
nourrit l'inquiétude et par la même le
phénomène anxieux.
L'inquiétude
se
conceptualise sous la forme d'un discours
intérieur, de pensées verbales ou bien d'images
mentales catastrophistes.
Il
parait donc justifié de poser tout d'abord
l'anxiété comme un trouble cognitif.
Les
manifestations
anxieuses qui suivent témoignent d'ailleurs
de cette dimension cognitive
:
Sensation
de
danger imminent et mal identifié |
Sensation
d’impuissance
face au danger |
Sensation
qu’un
événement négatif menace |
Pensées
inquiétantes
et répétitives échappant à la volonté
du sujet |
Tension
dans l’attente d’une nouvelle
importante mais encore incertaine |
Tension
dans l’attente d’un rendez-vous ou
d’une épreuve importante |
Tension
accompagnée
d’appréhension
et de rumination mentale |
Tension
accompagnée
de
crises de panique |
Peur
de se retrouver seul et impuissant
dans des situations dangereuses |
Peur
d’adopter
des
comportements humiliants ou
embarrassants |
Préoccupation
obsessionnelle
à propos d’une action déterminée. |
Pensée
obsessionnelle
de violence infligée ou subie |
Souvenirs
récurrents
et envahissants d’un événements
stressant |
Rêves
et
cauchemars récurrents, liés à un
événement stressant |
Peur
de prendre des décisions erronées |
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Dimension
cognitive
de l’anxiété
L’approche
cognitive
propose une vision globale du processus
qui mène à un trouble tel l’anxiété.
L’anxiété est
un trouble éminemment cognitif. Mais la
description s’applique également à des
difficultés telles la dépression ou certains
troubles de la personnalité et du
comportement.
Repris
dans d’autre pages, le schéma de base
:
L’étape
cognitive
est donc essentielle. Ca n’est pas ici la
réalité qui pose problème mais ce qui en est
pensé.
Le
même
schéma
avec l’étape cognitive (ce qui est pensé), un
peu plus développée :
Les
trois points essentiels du traitement cognitif
de l’information vont être développés. Ils
constituent également la colonne vertébrale
d’une prise en charge thérapeutique. Dimension
cognitive du sujet ou « Comment traitons-nous
les informations » :
1) Schémas,
postulats, croyances et inconscient
Les
termes « schéma », « postulat », « croyance »
sont employés indifféremment selon les auteurs.
Ces schémas sont des composants stables, mis en
place essentiellement lors d’expérience pendant
la petite enfance.
Ces
schémas
sont
inconscients. Avec le terme
inconscient, nous sommes loin de l’emploi
psychanalytique. Il faudrait plutôt le
rapprocher du sens de mémoire à long terme,
inexact mais moins ambigu.
Au
gré
de
notre histoire, de notre sensibilité, de stress
répétés pendant l’enfance, de traumatismes,
d’exemples familiaux ou sociaux, nous
emmagasinons tous des informations diverses dans
la mémoire à long terme. Ses informations,
dysfonctionnelles dans le cas de l’anxiété, sont
stockées sous la forme de postulats,
schémas…
Dans
le cadre de l’anxiété, ces schémas reflèteront
souvent :
-
Une vision menaçante du monde
extérieur
- Une vision
défaillante du monde intérieur
- Une vision
péjorative du futur
Un
postulat-type sera par exemple : « Si je ne
contrôle pas la situation, quelque chose de
mauvais va arriver ». D’autres schémas du même
type se regrouperont sous la forme de perception
d’un danger et d’incapacité de faire
face.
A
travers le filtre de l’anxiété, « danger et
contrôle », la vision de soi, des autres, du
monde va s’orienter et faire naître de nouveaux
postulats, schémas différents selon l’individu.
Quelques exemples en reprenant les trois groupes
essentiels :
-
Une vision menaçante du monde extérieur :
« La vie,
c’est marche ou crève » / « les autres sont
des requins » / « L’enfer, c’est les autres »
/ on n’existe que quand on gagne » / «
Les hommes ne s’intéressent qu’au sexe » / «
La vie est une souffrance »…
-
Une vision défaillante du monde intérieur :
« je suis
nul » / « je ne vais pas y a arriver » / «
je n’ai pas de chance » / « je n’ai rien
d’intéressant à dire » / Je n’existe pas
sans mes performances »…
-
Une vision péjorative du futur :
« Personne
ne sait ce que l’avenir nous réserve », « Il
vaut mieux être toujours sur ses gardes »…
Nous mettons
donc tous en place des schémas, schémas que jean
cottraux définit par « structure organisée qui
contient les savoirs et les attentes de
l’individu vis-à-vis du monde ».
Il
y a trouble comme l'anxiété lorsque ces schémas
sont inadaptés aux bien-être.
Les
difficultés sont multiples :
-
Un schéma est inconscient
- un schéma
parait indiscutable et rigide
- Le schéma
va orienter tout traitement de l'information.
ce qui vient le confirmer est amplifié, ce qui
lui est contraire est minimisé
- Un schéma
est inconscient : il surgit à travers
l'émotion, sans nécessairement passer par la
conscience et son traitement
logique.
- Le schéma
n'est pas traité de manière logique mais est
donné comme vrai.
- Pour
atténuer les effets du schéma, l'individu va
mettre en place des comportemetnts
dysfonctionnels.
- ...
Ces
difficultés générées par les schémas cognitifs
constituent les axes pertinents d'une prise en
charge
En
les reprenant :
-
Un schéma est inconscient - prendre
conscience des schémas
-
Un schéma parait indiscutable et rigide -
remettre en cause ces schémas, les
discuter
-
Le schéma va orienter tout traitement de
l'information. ce qui vient le confirmer est
amplifié, ce qui lui est contraire est
minimisé - mettre
en
valeur ce qui ne vient pas confirmer le
schéma, réajuster la lecture du
réel
-
Un schéma surgit à travers l'émotion, sans
nécessairement passer par la conscience et
son traitement logique - faire
un examen conscient et logique des
schémas
-
Le schéma n'est pas traité de manière
logique mais est donné comme vrai -
expérimenter la vérité du
schéma
-
Pour atténuer les effets du schéma,
l'individu va mettre en place des
comportements dysfonctionnels - modifier
le
schéma et par la même les comportements
compensatoires
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2)
Processus, distorsions
Chez
le sujet anxieux, une distorsion s’opère au
stade cognitif. La lecture de la réalité
s’éloigne dangereusement de la réalité
elle-même. C’est ce que l'on appelle une lecture
dysfonctionnelle.
A
titre d’exemple, quelques pensées
dysfonctionnelles :
-
Lectures de pensées :
l’individu pense savoir ce que pensent les
autres sur lui-même.
Ex : «
Ils me prennent pour un imbécile . »
-
Affirmation sans preuve : ce sont la
plupart du temps des prédictions aléatoires, à
la forme négative.
Ex : «
De toute façon, on ne vas pas y arriver.
»
-
Maximalisation et minimalisation : dans
le cadre du stress, tendance à sur-estimer les
échecs, à sous-estimer les
réussites.
Ex :
«Là, c’était trop facile. Tout le monde pouvait
le faire.»
-
Généralisation : généralisations
abusives.
Ex : «
Les hommes sont des …»
-
Tout ou rien : dans le cadre du stress,
par exemple, ne penser qu’en terme de
réussite.
Ex : «
On n’existe que quand on gagne.»
-
Déduction abusive ou sélective : tendance
à ne retenir que ce qui sert l’idée
anxiogène ou stressante, en le sortant de son
contexte.
Ex : «
Il ne m’a pas passé le sel. Tu vois qu’il ne
m’aime pas.»
-
Personnalisation excessive des événements :
ramener les événements à
soi.
Ex
: «Tout ce qui arrive est de ma
faute.»
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IV.
DIMENSION
COMPORTEMENTALE
L’appréhension
anxieuse,
les cognitions alarmistes, les manifestations
corporelles de l’anxiété génèrent des
comportements anxieux, non adaptés au bien-être
et à l’évolution de l’individu.
1)
Inhibition : face au danger, on perd ses
moyens. Le sujet, coupé de ses ressources ne
peut s’adapter. Desogarnisé, ses comportements
vont tendre vers deux extrêmes, tout aussi
dysfonctionnels l’un que
l’autre.
-
Ralentissement voire blocage des compétences :
l’application, extrême, devient
immobilisme. Les capacités du sujet sont
fortement altérées : langage oral, capacités
logiques, capacités psychomotrices,
compréhension, attention portée aux autres, au
monde extérieur…
-
Accélération, fébrilité : le sujet ne
contrôle plus ses compétences, qui s’emballent :
précipitation, débit verbal, erreurs logiques,
actes inconsidérés, voire
agressivité.
Les
comportements
anxieux
sont variés. Les trois comportements suivants
ont par contre des points communs
:
- Il apportent
une réassurance, relative, à court
terme
- Ils
participent au développement de l’anxiété à
moyen et long terme.
2)
L’évitement : c’est le comportement
anxieux par excellence. On évite la situation
anxiogène (peur d’avoir peur). Le bien-être est
de courte durée, puisque la situation n’en
devient que plus appréhendée encore. Le sujet ne
développe pas ses compétences à vivre et
supporter la situation.
Qu’est-ce
qui
fait
peur ?
Ce
n’est pas la réalité qui fait peur mais
l’image que l’on s’en fait (on dit d’ailleurs,
« s’en faire toute une montagne ») La
situation imaginée est toujours plus terrible
que la situation réelle. Comment se rassurer
si on ne vérifie jamais que les craintes sont
fondées ou non. C’est la un paradoxe : la
situation appréhendée n’a jamais été
réellement vécue, donc évaluée du point de vue
de sa réelle dangerosité. Le comportement
d’évitement, loin de soulager la peur, en est
le premier « carburant ». On a confiance que
dans ce qu’on connaît. Et pour connaître, il
faut avoir pu rencontrer.
L’échappement
: "cousin" de l’évitement. Comportement
qui survient lorsqu’une situation n’a pu être
prévu. La panique monte, le sujet se soustrait à
la situation en cours, responsable de son
malaise (ou prétendue responsable)
3)
L’hyperactivité : face à la peur, l’envie
est forte de contrôler. L’hyperactivité
représente assez bien ce que l’on nomme illusion
de contrôle. Face au vide de l’inquiétude, on
comble de manière illusoire, en s’agitant. Ce
comportement est d’ailleurs responsable d’effets
secondaires de l’anxiété tels la fatigue, les
troubles de mémoire ou de l’attention, les
troubles du sommeil, l’incapacité à se détendre,
agressivité, phénomène d’isolement social ou
professionnel progressif… Là encore, l’anxiété
est nourrie.
4)
Vérification : voisine de l’hyperactivité,
autre illusion de contrôle, le comportement
vérificateur, voire ritualisant. Plus on
vérifie, plus on doutera de soi la fois
suivante. Là encore, une grosse quantité
d’énergie est utilisée, dans des actions
répétitives et parasites. Dans un état second,
le sujet vérifie, mais pris dans la tourmente,
n’ancre pas les bénéfices de cette vérification.
Il doit recommencer. Là encore, le comportement
ne soulage que peu la peur et chronicise les
comportements futurs.
Haut
de page
V.
CONSCIENCE
DE SOI / ESTIME DE SOI
Cette
partie est importante. Importante et à mon avis
peu considérée. Il est une discipline qu'on
nomme développement personnel. Curieux d'avoir
besoin de créer une approche, un terme nouveau.
Toute approche psychologique devrait être une
démarche de développement personnel.
Psychiatrie, psychologie, délaissent ce domaine,
pensant souvent qu'il s'agit là de
considérations secondaires. Opinion étonnante
puisqu'il s'agit de développer la personne. Mais
peut-être veulent-elles simplement soigner? Il
est beaucoup question ici d'anxiété. Le
développement de la personne est à mon avis le
chainon manquant. L'axe supplémentaire qui
nourrit, génère les changements, le progrès : le
gage d'une approche globale, complête et
réussie.
L’estime
de
soi
est également une notion nouvelle. Même si elle
n’apparaît pas clairement dans les parutions sur
l’anxiété, elle est un élément capital. L’estime
de soi participe à la genèse de toute difficulté
anxieuse et, pourrait-on dire, de toute
difficulté psychologique. Elle est également le
fondement et le "carburant" d'une évolution
personnelle et /ou thérapeutique.
L’estime
de
soi
est l’appréciation que l’individu porte sur
lui-même. Il
s’agit
donc
d’une démarche évaluative, d’un jugement de
valeur.
Pour
établir
un
tel jugement, l’on se fonde sur la
représentation qu’on a de soi, sur ce qu'on
ressent de soi en même temps qu'on le vit : la
conscience de soi. Il est donc important
tout d’abord de se connaître pour s’estimer
correctement. Or dans ce domaine, qui plus
est dans le domaine de l'anxiété, l’écart est
grand entre ce que l’individu pense, ressent de
lui-même et ce qu’il est en réalité. La vision
de soi est par définition
subjective.
Pour
bien évaluer, il faut bien connaître. Et pour
connaître, il faut avoir pu rencontrer. L’estime
de soi se construit donc sur des rencontres,
rencontres avec soi-même. Ce sont les outils de
cette rencontre qui vont être présentés ici :
Haut
de page
1ère
rencontre
: Dimension psycho-corporelle - schéma
corporel et monde des sensations
Qui
dit anxiété dit difficultés, déséquilibres
psycho-corporels :
- Image du
corps défaillante voire absente (monopole de la
pensée), sensations tronquées des zones
instinctives (ventre, région pelvienne,
organes sexuels, membres
inférieurs…)
- Inhibition
corporelles diverses (corporel associé à
l’accessoire, à la bestialité, la faute, le
non-dit…)
- Tensions
multiples (zones de tensions, respiratoires,
épaules, membres supérieurs,…)
-
Dysfonctionnements divers (respiration,
représentation spatiale, temporelle,
enracinement aléatoire, …)
CORPORALITE
:
SE CONNAITRE
Les
techniques psycho-corporelles sont largement
abordées sur ce site. Il semble évident que la
connaissance de soi s’établit tout d’abord à
travers la rencontre avec le premier support :
le corps. Schéma corporel, monde des sensations
sont des outils de construction, de
restructuration. Connaître, ressentir, apprécier
sa dimension corporelle, développer sa dimension
sensorielle sont des outil à prendre conscience.
Prendre conscience de ce que l’on est, ici et
maintenant, corporalité et sensorialité au
présent. Idées qui peuvent surprendre mais
correspondent à la manière de fonctionner de
chaque individu avant la conceptualisation par
le langage et la prise de pouvoir de la
rationalisation excessive :
-
Aller à la rencontre de son corps
-
Apprendre à le ressentir, pour le connaître et
le maîtriser
-
Etre au contact de soi-même ici et
maintenant
-
Equilibrer : identifier les tensions, les
zones corporelles délaissées voire
refoulées
-
Réhabiliter un corps global, vécu et ressenti
dans son intégralité, pour
lui-même.
-
Restructurer, développer sa conscience
corporelle
-
Développement, travail des sens, organes de
perception du monde extérieur
-
Se représenter : ouvrir les champs du
possible, se découvrir sous de nouveaux
angles…
Haut
de page
2ème
rencontre
: Dimension émotionnelle
L’émotion
est
une notion bien complexe.
L’émotion
naît
d’un stimuli : en fonction d’un événement, d’une
situation, on réagit de telle ou telle
manière.
En
cela, l’émotion est un révélateur de notre
perception de la situation, du réel. Chaque
émotion que nous ressentons nous donne de
l’information sur soi, sur la manière dont nous
concevons la vie, nous-mêmes, les autres, le
monde qui nous entoure.
Le
but des ces articles étant de développer le
concept de conscience de soi, l’identification
et la reconnaissance des émotions est donc un
élément fondateur : « ce que je ressens dit ce
que suis ». De la même manière : « si je
nie l’émotion , si je m’interdis l’émotion,
c’est de moi-même que je m’éloigne
».
Le
concept d ‘ "intelligence émotionnelle", apparu
depuis peu s’est construit sur ces idées
fondamentales. Identifier, connaître, exprimer,
respecter ses émotions ainsi que celles des
autres, est un chemin royal vers le
bien-être.
Les
différentes
émotions
seront développées par ailleurs (vie en
relation). Ici, nous nous attachons à l’
»émotion-reine » en matière d’anxiété : la
peur.
La
peur
Originellement,
la
peur répond à un stimulus bien précis : le
danger.
Cette émotion
se révèle pendant l’exposition au danger, mais
aussi avant (appréhension, …) et après (stress
post-traumatique). La peur permet à l’individu
de s’organiser pour s’adapter au danger (montée
d’adrénaline, mobilisation du
corps…)
Dans
le cadre de l’anxiété, on parle de peur
irrationnelle : il n’y a pas de danger réel, de
mise en danger concrète de
l’individu.
Décalage
et
réassurance
Les
émotions
expriment
les besoins essentiels de l’individu. Par
définition, la peur exprime le besoin d’être
rassuré.
Mais rassuré sur quoi ?
Le sujet
anxieux vit un profond décalage entre la réalité
souhaitée, absolue (ce que je voudrais / devrais
être) et la réalité ressentie, posée comme réel
(ce que je pense être). Le doute s’insinue à ce
niveau : « je devrais être ainsi et je suis
comme ça ». Le monologue intérieur de l’anxiété
sociale naît de cette dichotomie : « On parle
pour dire des choses intelligentes, et je n’ai
rien d’intéressant à dire »… De même pour
l’anxiété de performance (trac) : « je devrai
pouvoir faire cela, et je ne vais pas y arriver…
». Dans le domaine agoraphobique, par exemple :
« A mon âge, je devrais aller seul à l’école… et
je n’y arrive pas ».
Ce
décalage
est
profondément vécu, ressenti. D’où la peur et le
besoin d’être rassuré.
Au moment du
doute, de l’émotion, il va y avoir
schématiquement deux options :
-
Le sujet / l’enfant (car ceci se met en place
pendant l’enfance) exprime ces doutes, sa peur,
son besoin d’être rassuré. Il trouve des
interlocuteurs suffisamment nombreux pour
l’écouter et le rassurer. Le doute s’atténue,
pour disparaître avec la répétition des
réassurances.
-
Le sujet / l’enfant n’exprime pas ses émotions,
ne trouve pas d’interlocuteur attentif… ou pas
d’interlocuteur du tout. Le doute se développe,
jusqu’à la peur et la phobie.
Comment
en
vient-on à ne pas exprimer ses émotions ?
L’élément
le
plus important est culturel, social
:
- Exprimer ses
émotions, c’est être sensible. Etre sensible
dans notre société, c’est être faible : « Tu es
un homme. Un homme ne pleure pas ».
L’enfant ne va pas être écouté, on va plutôt l’
»endurcir pour son bien » : « Tiens-toi,
on nous regarde », « Tu es grand maintenant,
arrête ton cinéma»… La peur d’un enfant est
souvent mal perçue, mal vécue, mal négociée,
sans doute d’ailleurs parce que l’adulte
lui-même n’a pas complètement aplani ses propres
difficultés et que lui-même a encore un peu peur
du noir.
-
Notre société est rationnelle, scientifique :
nul place donc pour l’irrationnel : « Comment
peux-tu avoir peur d’une souris ! », « Tu n’as
aucune raison de craindre ces personnes», « Tu
perds la raison ! »…
Face
à
ces
réactions, nouveau dilemme (par nature
insoluble) pour l’enfant : exprimer ses
émotions et perdre l’amour de ses parents ou
garder ses peurs qui, intériorisées, ne vont
faire que croître et embellir. Dans la
réalité, il y aura souvent va-et-vient entre
ces deux options, aussi insatisfaisantes et
nocives l’une que l’autre.
Jérôme
Boutillier, thérapeute et coach
-
Enseignant à l'INCTB, responsable des
formations Praticien
thérapies brèves et Thérapie
brèves
des troubles anxieux.
- Auteur de Se
libérer de l'angoisse , auto-traitement des
crises d'angoisses ou crises de panique
Bibliographie
et liens
Méthode
d'auto-traitement
-
En
terminer avec l'agoraphobie
(auto-traitement) / J. Boutillier /
Psycho-D Editions
- En
terminer avec l'anxiété sociale (auto-traitement)
/ J. Boutillier / Psycho-D Editions
CD
-
Se
libérer de l'angoisse / J. Boutillier /
Psyho-D Editions
- Se
libérer des obsessions et compulsions / J.
Boutillier / Psycho-D Editions
Bibliographie
professionnelle
-
Peur, panique, phobie / G. Nardone /
L'Esprit du temps
Site
-
Site du réseau entièrement consacré à
l'agoraphobie : Agoraphobie.org
Page
consacrées à l'agoraphobie : Agoraphobie
Processus
essentiels
Pages
consacrées au trouble panique : Trouble
panique Panique
à bord Kit
de survie
Pages
consacrées aux approches thérapeutiques
: Approches
thérapeutiques
-
Site du réseau entièrement consacré à
l'anxiété sociale : Anxietesociale.org
-
Site du réseau entièrement consacré au
TOC : sltoc.net
Par
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